Quintus : Tutoriel déplacé

Petite mise à jour concernant le tutoriel sur Quintus : il ne sera bientôt plus disponible ici.

Avec l’arrivée de Zeste de Savoir, j’ai décidé de le ré-écrire et de le terminer sur cette plateforme. Vous pourrez donc le retrouver là-bas, sachant qu’il est beaucoup plus détaillé (donc plus accessible) et qu’il y a de nouveaux contenus ainsi qu’un fil rouge : créer un jeu de plateforme de A à Z.

Pour l’instant il est en attente de validation pour les 3 premières parties qui sont en bêta en attendant. Une 4e partie devrait suivre, une fois que je l’aurai rédigée.

Si vous voulez déjà avoir un aperçu du résultat, sachez que j’ai mis en ligne une démo. Le code est bien entendu lisible et surtout disponible sur GitHub.

La politique de l’incompétence

Aujourd’hui j’ai envie de parler de politique, pour changer. Pourquoi ? Parce que c’est un sujet qui revient souvent en ce moment, mais surtout parce que ça a souvent le don de m’énerver.

Non pas que je n’aime pas la politique ou que je trouve cela inutile. Non. Mais plutôt parce que les gens préfèrent voter pour des incompétents que de demander à des gens compétents de rendre un grand service à l’État.

Prenons un exemple tout bête. Dans une entreprise, admettons que vous ayez besoin d’un comptable. Vous allez demander à tout le monde — peu importe les qualifications — qui veut le poste (parce qu’il paie bien, il faut avouer) et choisir celui avec qui le feeling passe le mieux ? Ou vous allez demander aux personnes compétentes de se proposer et vous allez choisir celui qui a les meilleures qualifications (comme un diplôme et de l’expérience concrète dans le domaine) pour le poste, même s’il ne sera probablement jamais votre pote ?

C’est un peu l’impression que j’ai de la politique actuelle, du moins en France : tout le monde veut le pouvoir (c’est vrai quoi, comme l’a dit Tony Montana, quand t’as le pouvoir…), du coup tout le monde essaie de se faire pleins de copains en espérant arriver numéro un (après tout, c’est mieux que de perdre 280 000 euros quand on atteint pas les 5%). Sauf qu’au final on se retrouve avec une bande de copains au pouvoir, des gens loin d’être compétents qui se contentent d’agir comme bon leur semble (ou plutôt comme leurs gentils sponsors officieux le leur demandent).

Et après ça on s’étonne que le gouvernement soit remplis d’incapables qui prennent des décisions à la con et que le peuple se révolte. Et si pour une fois on prenait le problème à la source et qu’on sélectionnait les candidats en fonction de leurs compétences plutôt que des affinités qu’on leur porte ?

Parce qu’après tout, demander à un copain de devenir ton patron, c’est un peu te tirer une balle dans le pied…

Les styleguides ont été créées par les nazis

Tout à l’heure j’ai vu un lien vers cette page sur Google+ (comme quoi, y’a encore des gens dessus). Cette page, donc, présente des styleguides pour rédiger du HTML/CSS flexible, durable et maintenable (c’est l’auteur qui le dit).

Le premier problème c’est que l’auteur, un ancien de chez Twitter qui bosse actuellement sur Bootstrap, propose d’utiliser une balise meta invalide qui équivaut à un entête HTTP. Bah oui, pourquoi mettre les infos dans les entêtes HTTP quand on peut foutre en l’air son HTML en l’alourdissant au passage ?

Enfin… bref. (coucou Franklin !)

Dans le lot il y a de bonnes idées, c’est sûr, et ça part sûrement d’un bon sentiment. Mais il y a quand même un gros truc qui me dérange : est-ce qu’on demande aux enfant d’écrire avec un style identique à l’école ? Est-ce qu’ils doivent tous utiliser les mêmes tournures de phrases et la même syntaxe quand il font une rédaction ? Non. Bien sûr que non.

Et c’est là tout le problème des styleguides : ça sert à faire des moutons qui rentrent bien sagement dans le rang pour marcher docilement vers la chambre à gaz (oui, j’aime les métaphores sur nos voisins pro-aryens).

Chaque langage, qu’il soit de programmation ou de description, a sa propre syntaxe, ses propres règles, tout comme chaque langue (du mandarin au kirundi, en passant par l’anglais et le français) a sa propre grammaire et sa propre conjugaison. Mais chacun reste libre d’utiliser les formes qu’il veut, en fonction du contexte et de l’objectif à atteindre.

Donc, si vous voulez utiliser des tabulations de 2 espaces, c’est votre problème. Moi il m’en faut 4 pour m’y retrouver et mon éditeur est paramétré en conséquence. Faites pareil avec le votre et vous ne verrez pas la différence.

Et si vous voulez fermer les balises auto-fermantes (style <br />), libre à vous, je ne vous jugerai pas, je le fais aussi.

Bisous.

Facebook et la censure moderne

Facebook a annoncé récemment une nouvelle modification de son algorithme pour les timelines, qui a pour conséquence de faire diminuer la portée organique des pages.

Le problème c’est qu’à la base Facebook voulait permettre aux membres de pouvoir communiquer directement avec leurs amis. Et si on transpose, aux entreprises et associations d’échanger avec leurs fans. Sauf que maintenant, les publications sont publiées progressivement, en fonction de l’intérêt que les gens y portent.

Pour faire simple, quand vous publiez quelque chose, Facebook le propose à quelques personnes : si elles likent/commentent/partagent alors la publication vaut le coup et sera proposée à plus de monde, s’ils ne réagissent pas, alors c’est mort, personne d’autre ou presque ne verra votre publication.

Le problème c’est qu’on ne choisit quelles seront ces personnes censées représenter un échantillon représentatif des fans de la page. Du coup, si FB propose l’annonce de votre spectacle à des gens qui ne sont pas concernés (pas dans la bonne ville, pas dispos…), tant pis pour vous, fallait trouver quelque chose de plus intéressant à publier.

Et d’un coup, comme ça, Facebook installa un système de censure moderne, en rejetant la faute sur les autres (“c’est pas de notre faute, les 3 fans — sur 1000, on est gentils — interrogés sont pas intéressés par vos publications”). Et d’un autre côté ils vous disent :

Vous voulez que vos publications soient vues par plus de monde ? Envoyez-nous un gros chèque signé avec votre propre sang ! Ou alors votre bras gauche, on saura le revendre au marché noir pour gagner plein de fric. 

Et voilà comment les entreprises se font bien pigeonner, maintenant qu’elles ont embauché des CM qui leurs coûtent des blindes (en charges surtout, hein, on est France rappelez-vous).

Prochaine étape : les services d’envoi de mails qui refusent d’envoyer des mails à tous les membres de vos listes de diffusion sous prétexte que les 5 premiers (les adresses de tests oubliées depuis la mise en prod) n’ont pas ouvert le mail ou cliqué sur tous les liens.